Cliquez ici pour lire le Vanille
 
cliquez ici pour lire le Kalbanon

 

0262 52 30 02  : le numéro de permanence mis en place par la Mairie de Sainte-Suzanne,
24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Quand les oiseaux de fer rencontrent les papangues

Sur le site de la Perrière, à Bellevue, des oiseaux se croisent dans le ciel bleu. Les "paille-en-queues" de fer hissés à 55 m de hauteur se contentent de "tourner" les ailes pendant que paradent les papangues dans le ciel bleu. Le ballet est incessant. Grâce à leurs grandes ailes d'une envergure de 32 mètres, les éoliennes monopolisent l'attention.

Labellisée agenda 21 local France, la ville de Sainte-Suzanne possède la plus grande ferme éolienne de l'île. La ferme éolienne et photovoltaïque de La Perrière fonctionne grâce au régime des alizés et à l'ensoleillement quasi-permanent de notre commune. Le site compte trente-sept éoliennes ce qui lui permet de disposer de l'énergie nécessaire  pour alimenter la commune.

Jean-Marc Alouette, l'agriculteur qui exploite les terrains du site, est heureux de s'être installé là : "Mi plante manioc, patate ek zananas. Ma lé bien là. Ici la beaucoup changé, avant navé rienk friche! Mé apré cyclone Bejisa, i reste amoin juste 3 régime de bananes, après na pu. Manioc fodra attendre juska juin". Le passage de Bejisa a fait des ravages au niveau des plantations. Heureusement, il existe un plan pour mettre la ferme à l'abri. Karim Lebeau, le technicien maintenance du site explique: "pendant le cyclone, les éoliennes ont été rabaissées pour les protéger des vents très forts. Il nous faut une heure pour manoeuvrer chaque nacelle et les faire descendre".
 
Avec l'implantation de ce site, la commune est autonome énergétiquement. De plus cet équipement a un impact écologique important. Il permet l'économie de plus de 3 640 t/an de fioul lourd, qui était auparavant utilisé dans les centrales de Bois Rouge ou du Port Ouest. Évitant par la même occasion une émission d’environ 9 467 tonnes de Co2 dans l’atmosphère.

Notre agriculteur, lui,  ne se décourage pas, il a déjà repris le nettoyage des parcelles. Les champs de patates et de maniocs invitent à la promenade. Souriant, Jean-Marc Alouette reprend ses outils et repart travailler en admirant le ballet des papangues. Sous la protection de ses " grands ventilateurs".